My love affair with France dates back to the very early ‘90’s when a hastily-arranged visit to Paris (my first) proved Billy Strayhorn’s thesis correct. Since that time I have made a point of regular visits as a jazz musician, and have been rewarded time and again by audiences who I feel really and truly understand my heart. As a further gesture of understanding, I offer these translations of my lyrics, courtesy of my dear friend, Alexa Rousseau.

Mon histoire d’amour avec la France commence au tout début des années 90, lors d’un voyage à Paris (mon premier) organisé à la hâte, mais qui a su démontrer la thèse de Billy Strayhorn. Depuis lors, je me suis efforcé d’y revenir régulièrement en tant que musicien de jazz, et j’ai été à chaque fois récompensé par le public français qui, je le sens, comprend sincèrement mon cœur. Afin d’aller encore plus loin dans cette mutuelle compréhension, je vous propose cette rubrique « En français » où vous retrouverez, grâce à mon amie Alexa Rousseau, les traductions de mes chansons.

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1Those Clouds Are Heavy, You Dig? lyrics  
2The Beauty of All Things lyrics   chart
3Esperanto lyrics  
4While You Are Mine lyrics  
5Orange Blossoms In Summertime lyrics  
6A Secret I lyrics  
7In the Winelight lyrics  
8Man in the Air lyrics   chart
9Time To Say Goodbye lyrics  
10Where Are You? lyrics  
11And We Will Fly lyrics   chart
12I Like The Sunrise lyrics  
13Leaving Again/ In The Wee Small Hours of the Morning lyrics   chart
Those Clouds Are Heavy, You Dig?

Music by Dave Brubeck and Paul Desmond
Lyric by Kurt Elling
French translation by Alexa Rousseau
Originally titled "Audrey" from the 1954 recording Brubeck Time
Based on the short story, How the Thimble Came to be God, by R.M. Rilke

Il était une fois un nuage (un petit nuage)
rassemblant ses amis et disant à haute voix
"Mes amis, nous ne pouvons trouver Dieu. N’est-ce pas curieux ?"

Ils étaient tous d’accord, cela était très étrange en effet,
d’être soufflés sur le ciel comme des nimbus sans cervelle.
"Tout va vraiment de travers quand les autres nuages simplifient à l’extrême
et disent c’est juste un autre jour.

C’est impératif que nous soyons quelque peu plus démonstratifs et provocants.
Nos parents négligent Dieu, c’est vrai – Tout leur monde va de guingois.

Ils se querellent et intriguent pour posséder des choses
de même qu’ils nous possèdent nous aussi et possèdent ce que nous faisons.
Alors ils ne peuvent pas comprendre
à quel point c’est folie de construire une maison sur des sables mouvants.

Et quand nous pleurons
ils disent, “oh chéri
Tu passeras vite l’âge de ces enfantillages
Et chanteras bientôt l’air de ceux qui ont grandi.'"

Alors les nuages prêtèrent serment,
jusqu’à ce que les adultes retrouvent Dieu quelque peu,
ils porteraient quelque chose qui les tiendraient en éveil
quelque chose qu’ils pourraient emporter partout (comme une mèche de cheveux ou une poire)

- pas un animal, ni quoi que ce soit de trop gros.
Alors les petits regardèrent tout autour, puis en haut, en bas, et dedans et dehors
et entamèrent une liste :

Ils avaient une plume, des gommes, de la ficelle
Des crayons, des couteaux, des stylos et des morceaux de choses
qu’ils dénichèrent en plus dans leurs poches
(et qu’ils commencèrent à comparer).

Mais quel était l’objet le plus brillant (à l’œil nu) : c’était le dé à coudre
et ils décidèrent donc que le dé était le bon choix
celui qu’ils amèneraient partout pour se rappeler que Dieu était près d’eux et avec eux chaque jour.

Ils savaient désormais où trouver
Leur paix de l’âme,
Jouant à chat,
Ils n’avaient qu’à invoquer le nom du Dé

Puis un jour
Le tout petit nuage fit une grave chute
Et le dé glissa de sa main
Et Dieu retourna à la poussière

Une très vieille et sage nuage arriva
Et demanda au petit nuage “Qu’est-ce qui ne va pas ?”
Et le petit nuage de répondre “Dieu est parti”

Mais la vieille su de quoi il retournait
Et dit alors au petit, "Voici ton dé. Je l’ai ramassé aujourd’hui".

The Beauty of All Things chart

Music by Laurence Hobgood
English lyric by Kurt Elling
French translation by Alexa Rousseau

Il y a quelque chose en toi.
Il y a quelque chose dans chaque chose :
Une beauté incroyable, jaillissant du plus profond.
Ne sois pas choquée ou surprise si j’ôte ton masque.
Sache que je peux voir cela en toute chose, toute, mais en particulier en toi.

Nous portons quelque chose en nous,
Un rythme qui nous rappelle qui l’on est.
C’est le rythme de la vie. Ecoutons, et nous saurons
Qui nous pouvons être vraiment - avant que le temps n’efface le temps.
C’est sublime. Et je peux le voir en toute chose, toute, mais en particulier en toi.

Le temps nous rattrape pour tuer notre indifférence.
Le temps ne nous conduit pas n’importe où.
Je déclare que la vie nous offre un savoir-faire.
Ouvre les fenêtres de ta conscience
Et vois les choses telles qu’elles sont :
Une lumière infinie comme une torche brûlant dans la nuit.
Le soleil, la lune et les étoiles
Vivent en toi.
Tu brilles parmi tout ce qui existe.

Voilà ce que je vois dans ton regard à cet instant :
Dix mille vies à travers les âges, comme les feuilles de vigne de ce matin glorieux,
La détermination de ces années a porté ses fruits
Dans le présent éternel de ta vie, révélé par le fleurissement des jours
Les constellations stellaires dans le ciel sont comme la fugue de la lumière sur de douces mains.
La mélodie ne cesse pas, résonant encore et encore.
Tout près, cette mélodie sonne toujours, à travers les ténèbres,
Jouant comme les rayons du soleil sur l’eau ; comme son reflet dans le plus profond de ton regard.
Quand te verras-tu comme je te vois ?
Et te connaîtras-tu comme je te connais ? Et t’entendras-tu comme je t’entends ?
Et quand t’aimeras-tu comme je t’aime ?

Esperanto

Music by Vince Mendoza
Lyric by Kurt Elling
Originally titled "Esperança"
French translation by Alexa Rousseau

Il y a un secret éternel -
Comme une chanson au sens caché que nul ne peut comprendre.

Il y a des questions vieilles comme le monde
Qui restent sans véritable réponse.

Et pourtant, au regard du temps
On ressent l'intuition imperceptible de ce qui devrait être.

Observe attentivement ta propre vie
Et si tu le veux vraiment tu sauras ce que tu dois être

C'est un espoir, un signe, une dose de plaisir tranquille -
Cela naît de l'amour et de ce qui peut survenir ensuite.
C'est laisser aller, et faire que l'absence de réponse soit une réponse.
Comment la fumée apprend-elle à voler ? - Où les oiseaux se réfugient-ils pour mourir?

Pourquoi le charbon sommeille t-il dans les ténèbres ? - Les rêves vivent ils dans une autre dimension ?

Un nombre est-il éternel ? - où l'eau cache-t-elle son âme ?

Quel âge a ce vieux mois de novembre ? - Personne ne s'en souvient.

Si je meurs, ou ira le temps ? - Est-ce que les abeilles ont le vertige ?

Existe-t-il une potion pour rendre amoureux ? - Où l'amour n'est-il qu'une question d'émotions

Vivent l'élévation et la lecture - Vivent les offrandes et les nécessités .

Vive le son, vive l'attente - vive l'étincelle de vie

Vive la nourriture, Vive l'air que je respire - vive la lumière qui s'infiltre.

Vive la nuit, Vive l'écriture - Vive l'envol, Vive l'intuition :

Vive le soleil, Vive mon frère - Vive la lune, vive ma mère.

Vive le rêve, vive les visions - Vive les stratagèmes et les missions :

Vivent les "je serai là pour toi" - Vive moi, vive les autres.

Vive la vie, Vive le mélange - Vivent les débuts, vivent les fins.

While You Are Mine

Music by Fred Simon
Lyric by Kurt Elling
French translation by Alexa Rousseau

Quand nous nous sommes rencontrés – un soir d’hiver – la lune brillait d’une lueur mystique.
On aurait dit que le monde retenait son souffle – juste avant de mourir.

Ton adagio – doux murmure – pouvait se muer en symphonie.
Chaque note résonnait en moi, claire et belle – splendide instant.

Dans ton sommeil – ton souffle – ton calme et chacun de tes soupirs étaient miens.
J’entendais le son de nos deux cœurs – dansant dans le noir
Plus légers que l’air – la paire parfaite – et c’est à cet instant que j’ai su
Si le monde devait mourir – il en serait de même de la belle flamme de l’amour.
Alors je vais chanter ton nom – en ce splendide instant
Tant que tu es à moi.

Orange Blossoms In Summertime

Music by Curtis Lundy
English lyric by Kurt Elling
French translation by Alexa Rousseau

Quand l'hiver survient à nouveau
Les parfums cessent de s'exhaler
Et les feuilles dépéries
Se laissent tomber des arbres sans vie
Pour trouver le repos.
Mais je me souviens
Du doux parfum
Des orangers en fleur au cœur de l'été.

Et quand nous sommes séparés
Et que mon cœur
Ressens les froideurs d'un hiver
Je me laisse aller à pleurer.
Mais je sais que très vite
Je me souviendrai
Du doux parfum
Des orangers en fleur au cœur de l'été.

A Secret I

Music by Herbie Hancock
Lyric by Kurt Elling
French translation by Alexa Rousseau
Originally titled "Alone And I" from the 1962 recording Takin' Off

Seul, je peux voir la lune et les étoiles
qui déposent leurs baisers dans mes rêves et mes pensées
Dans ces moments que je ne vis pas vraiment.

-- et le bruit de ces voix qui rient et m’appellent doucement,
"viens plus près, chéri – veux-tu ? – et aime-moi un petit peu."

Et, s’il semble que votre vie entière est éclatante, c’est un miracle.
mais cela se peut.
_________________

Je croyais que la mort n’était qu’une fin, pas un commencement.
Mais un de mes amis, un homme,
est mort un mardi.

Désormais il vit à l’intérieur de moi et de chacun de ses amis.
Et nous l’accueillons en nous-même de façon à lui ressembler
C’est cette amicale gravité que nous enfilons.

Et la lune blanche m’a dit qu’il en était ainsi
__________________

Seul, je vais aimer le clair de lune un peu plus ces jours-ci.

In the Winelight

Music by William Eaton
Lyric by Kurt Elling and Phil Galdston
French translation by Alexa Rousseau
Originally titled "Winelight" from G. Washington Jr's 1980 recording Winelight

Dans les reflets du vin – on vit les suaves délices de l’amour
Calmes et détendus – dans l’harmonie de chacun de nos gestes
On laisse le temps s’écouler – doucement, naturellement.

Dans les reflets du vin – on se prélasse dans ce vol de nuit
De plus en plus haut, mon amour – ce point de vue te trouble
On chevauche un arc en ciel – C’est le moment de se laisser flotter

Tu es mon seul amour – je ne demanderais à personne d’autre de rester
Et de se retirer du monde avec moi.

En regardant l’univers étoilé, on se dit :
"Tout va bien n’est-ce pas" – aussi longtemps que tu seras près de moi

On peut quitter ce monde ou le faire partir.
On peut le perdre dans les courants contraires
Si tu y crois, alors on peut le faire disparaître
Aussi longtemps que tu seras là
Quoique tu dises
Reste s’il te plaît

Et laisse les reflets du vin – colorer chacun de nos regards ce soir
Te faire sentir que notre amour grandit – et permettre l’osmose de nos âmes
Nous n’arrêterons pas – avant d’être enivrés.

Man in the Air chart

Music by Laurence Hobgood
Lyric by Kurt Elling
French translation by Alexa Rousseau

Appuyé sur une chaise au sommet de nulle part
Fou peut-être – omniscient
Ou plein de sagesse

L’homme dans le ciel garde un regard fixe
Il peut vous voir – peut tout savoir de vous
Avec des yeux magiques
L’homme dans le ciel !

Et vous ne l’apercevrez jamais – quand il flotte dans les airs
Il disparaît parmi les étoiles !
Cet homme est un poète – imaginez une montagne
Une torrent de libres pensées

L’homme dans le ciel ! Peut s’envoler vers n’importe où

L’homme dans le ciel – a la vision d’un univers
recomposé– et enfin en osmose
en harmonie

Time To Say Goodbye

Music by J. Zawinul
Lyric by Kurt Elling
French translation by Alexa Rousseau
Originally titled "A Remark You Made" from the 1977 recording Heavy Weather

Il y avait quelque chose de perçant dans l’air-
Le jour où tu es venue me rejoindre dans Curie Park.

Tu venais me dire que le ciel était magnifiquement bleu.

Il était si grand et si rond qu’il semblait t’appeler.

Tu n’avais jamais connu de ciel aussi bleu que celui-là – ce en était effrayant.

Alors j’ai su que tu allais partir.

La lumière jouait sur ton visage comme un ruban
C’était le moment de s’embrasser et de se dire adieu.

Nos cœurs se briseraient – fondus dans la douleur d’un automne précoce.

Les oiseaux se reposeraient de leur vol - chantant, pour illuminer les cieux infinis de la vie
Leurs chants résonneraient comme les pleurs des amants.

Quand tu m’as embrassé, tu as laissé une larme
Révéler les choses que tu me savais incapable d’entendre :

L’amour véritable se résigne à toute chose.

Peu importe si la vie le brise, l’amour renaîtra

Quand je repense aujourd’hui à cet automne des cœurs brisés
Je donnerais tout ce que je possède pour revivre cet instant et te parler encore

Pouvoir te remercier d’être partie en quête d’un ciel plus bleu – de m’avoir offert ce dernier baiser – et dit adieu.

Certains instants sont gravés pour l’éternité à la seconde où ils naissent. Nos « toujours » peuvent alors s’envoler.

Il n’y a plus de regret dans le fait d’avouer “c’était hier”
Quand nous laissons s’envoler nos toujours.

Il est temps de se dire au revoir – et découvrir ce que le temps offrira à l’amour.

Il est temps pour moi de tenter de savoir de quoi la vie est vraiment faite.

C’est le temps des adieux.

Where Are You?

Music by by Jimmy McHugh
Lyric by Kurt Elling
French translation by Alexa Rousseau
Based on Dexter Gordon's phrasing of the original melody from his 1962 recording, "Go".

Où est ton cœur, mon Amour ? Je ne peux croire que tu as oublié.
Je n’en ai pas fini avec l’amour, et je me demande où – où peux-tu être ?

Je revois ton sourire dans mes souvenirs, des photographies
Images d’une main retenant un rire
J’imagine que tu cherches quelque chose ailleurs – mais tu apprends à mes chansons à pleurer

Faire l’amour avec toi était facile – un frisson de plaisir
Il faut croire que c’est ainsi – des cœurs se brisent chaque jour
J’aurais simplement cru que tu serais partie en douceur
Et j’espérais que tu décrocherais ton téléphone si j’appelais.

Mon ange, où peux-tu être ? Tu t’es envolée –
Hors du temps, loin de l’amour, loin de mes bras – me laissant là avec mon cœur rempli de rien

Alors où – où es-tu mon amour ?

Et désormais – dès maintenant et ma vie durant, dois-je continuer à feindre ?
Où est mon dénouement heureux ?
Tout ce que je voulais être depuis longtemps, c’était ton amour sincère, ton Roméo.

J’ai besoin de toi, mais chérie, où es-tu ?

And We Will Fly chart

Music by Alan Pasqua
Lyric by Kurt Elling and Phil Galdston
French translation by Alexa Rousseau

Mon Amour/ Attrapons le vent
Un souffle nocturne/ sur la peau nue
Là où le soleil / rencontre la mer de Monterey
Un rêve / aussi réel que possible

Sur la route / le jour s’effacera
Le bleu nous protègera / une caresse de jade
Et nous verrons/ ce que bien peu ont vu
Ce soir/ lorsque le ciel rencontrera la mer

Nous pourrons glisser/ sur le ciel océan
Et couvrir les vagues/ de nos yeux d’océan
Là où la lune/ rencontre la mer émerveillée
Un rêve/ aussi vrai que possible

Et la mer embrassera le ciel
Et nous nous envolerons
Et nous nous envolerons

I Like The Sunrise

Music by Duke Ellington
Original Lyric by Mitchell Parrish
French translation by Alexa Rousseau
Vocalese Lyric by Kurt Elling based on Von Freeman's improvised melody from Freeman's 2002 recording, "The Improvisor".
The lyric adapts the words of the 13th century poet Jelaluddin Balkhi, or Rumi, as translated by Coleman Barks.

J’aime l’aurore/ Car elle apporte un jour nouveau
J’aime les jours nouveaux / car on dit qu’ils apportent un nouvel espoir

J’aime l’aurore/ brillant dans un nouveau ciel
La nuit est fatiguée/ Tout comme je le suis

Chaque soir je fais le vœu que mon tout nouveau demain ne soit pas trop loin
Quand le lourd rideau bleu de la nuit se relève bien haut/ caché aux regards

Alors j’aime l’aurore/ spectacle merveilleux
J’aime l’aurore/ J’espère qu’elle m’aime aussi pauvre de moi

Ne pas craindre d’arrêter la musique/ être effrayé si les chants cessent ou si le piano casse une corde/ car nous sommes tombés dans un lieu où tout est musique et chant/ tout est guéri et nouveau/ toujours nouveau et musical même si la harpe du monde devait se consumer/ car là serait toujours caché l’esprit d’une chanson pour s’y réfugier/ et même si une bougie est soufflée par le vent, le feux brûle lentement sur des braises et renaît encore/ le chant est une goutte/ juste une goutte dans l’océan/ mais la grâce de Dieu le préserve dans les corps en mouvement

Et le son d’une vie résonne/ un poème chante naturellement dans chaque cri de nouveau né/ il grandit lentement/ et garde ses secrets/
Arrête de parler et écoute/ sent l’écho de ce commencement/ ouvre un espace dans le fond de ton cœur qui bat/ et laisse les esprits s’envoler.

Leaving Again/ In The Wee Small Hours of the Morning chart

Music improvised by Keith Jarrett
Lyric by Kurt Elling, based on Keith Jarrett's untitled improvisation form his 1994 trio recording, "At The Blue Note"
French translation by Alexa Rousseau

S’endormir/ S’éveiller/ Pleurer/ Partir encore/ C’est le matin/ Je dois m’en aller
Même si chaque nuit nous ment/ commence dans le secret espoir de ne jamais finir
Elle finit toujours/ Brisant un autre rêve/ Le rêve dans lequel nous respirons ensemble, dans l’herbe couchée par le vent, l’air d’une nuit d’été/ nous regardons les éclairs sur les champs de blé comme au travers la fenêtre d’une chambre/ puis nous laissons la prairie se relever autour de nous avec douceur et nous enlacer.

Et quand le matin nous a surpris, je t’ai prise contre moi et t’ai promis de rester
Mais c’était la nuit / et maintenant le jour.

Aux premières heures du matin / pendant que le monde entier est profondément endormi
Vous restez éveillé et vous pensez à celle…/ et ne pensez jamais à compter les moutons

Et quand votre cœur solitaire a appris sa leçon/ Vous seriez tout entier à elle si jamais elle vous appelait
Car dans les premières heures du matin/ C’est là qu’elle vous manque le plus